Comment obtenir plus d’avis Google quand on est professionnel de santé

Les patients choisissent de plus en plus leur praticien comme ils choisissent un restaurant : en lisant les avis. Une fiche Google étoffée rassure, améliore votre visibilité locale et reflète, enfin, la qualité réelle de votre travail. Voici comment obtenir plus d’avis, sans y passer du temps et sans enfreindre les règles.

Par Dylan, fondateur de BravoDocteur, mis à jour le 9 octobre 2026

Pourquoi les avis Google comptent pour un cabinet

Google est devenu le premier réflexe des patients qui cherchent un praticien ou vérifient une recommandation. Votre fiche d’établissement apparaît avant même votre site : la note moyenne et le nombre d’avis sont la première impression que vous donnez.

Les avis jouent aussi sur la visibilité : le volume, la fraîcheur et la régularité des avis font partie des critères de classement local de Google. Un cabinet avec 40 avis récents apparaît plus souvent qu’un cabinet avec 3 avis datés, à qualité de soins égale.

Le vrai problème : les patients satisfaits ne pensent pas à le dire

Un patient mécontent trouve toujours le chemin du clavier. Un patient satisfait, lui, vous remercie de vive voix… puis passe à autre chose. Ce biais structurel explique pourquoi tant de bons praticiens ont une fiche Google qui ne leur ressemble pas.

La solution n’est pas d’attendre : c’est de demander. Solliciter un avis après une consultation est légitime, apprécié des patients, et c’est le seul moyen de rééquilibrer la balance.

Demander au bon moment : juste après la consultation

Le meilleur moment pour demander un avis est celui où l’expérience est encore fraîche : dans les heures qui suivent le rendez-vous. Passé quelques jours, le taux de réponse s’effondre.

Concrètement, le geste doit être intégré à votre routine de fin de consultation. C’est exactement ce que fait BravoDocteur : un bouton « Demander un avis » directement sur la fiche patient Doctolib Pro, deux clics, et la demande part pendant que le patient range son manteau.

Faciliter au maximum : le lien direct

Chaque étape supplémentaire divise le nombre d’avis. « Cherchez-nous sur Google » ne fonctionne pas : il faut un lien qui ouvre directement le formulaire d’avis de votre fiche, sur le téléphone du patient.

Envoyez ce lien par email ou SMS, avec un message court et personnel, à votre nom. Le patient n’a plus qu’à choisir ses étoiles et écrire deux phrases. Si vous ne savez pas où trouver ce lien, notre tutoriel « Comment trouver votre lien d’avis Google » le montre en quatre étapes.

Parcours en trois étapes : fin de consultation, deux clics, avis Google
Le parcours complet : de la fin de consultation à l’avis publié.

Un message type qui fonctionne

Le message doit tenir en quelques lignes, venir de vous, et ne demander qu’une chose. Exemple par email :

« Bonjour Claire, merci pour votre venue aujourd’hui. Si vous avez un instant, votre avis sur Google aiderait d’autres patients à nous trouver : [lien]. Cela prend moins d’une minute. Bonne journée, Dr Martin. »

Par SMS, allez encore plus court : « Bonjour Claire, merci pour votre visite. Votre avis nous aiderait beaucoup : [lien]. Dr Martin ». Évitez les formules publicitaires, les majuscules et les points d’exclamation en série : le patient doit reconnaître son praticien, pas une campagne marketing.

Email ou SMS : quel canal choisir

Les deux fonctionnent, et ils ne touchent pas les mêmes patients. Le choix dépend surtout de la coordonnée dont vous disposez et de l’âge de votre patientèle.

EmailSMS
LuDans la journée, parfois le lendemainDans les minutes qui suivent
LongueurQuelques lignes, un ton personnelUne ou deux phrases et le lien
CoûtNégligeableFacturé à l’unité
À privilégierPatientèle à l’aise avec l’email, messages plus rédigésQuand vous n’avez qu’un mobile, ou pour une réponse rapide

Relancer une fois, sans insister

Un patient qui ne répond pas n’a pas forcément refusé : le message est arrivé au mauvais moment, puis il est descendu dans la boîte de réception. Une seule relance, quelques jours plus tard, rattrape une partie de ces oublis.

La règle est de s’arrêter là. Une deuxième puis une troisième relance transforment une invitation en pression, et c’est le cabinet qui en porte l’image. BravoDocteur peut envoyer cette relance automatiquement ; elle s’arrête d’elle-même dès que le patient a ouvert la demande ou s’est désinscrit.

Avant de demander : une fiche Google en ordre

Chaque nouvel avis renvoie vers votre fiche : autant qu’elle soit complète. Cinq vérifications suffisent :

  • La catégorie principale exacte (« Dentiste », « Kinésithérapeute », « Sage-femme »…) : c’est elle qui vous fait apparaître sur les bonnes recherches.
  • Des horaires à jour, jours fériés compris : une fiche qui affiche « ouvert » quand le cabinet est fermé coûte des avis négatifs.
  • Une adresse, un téléphone et un lien de prise de rendez-vous identiques à ceux de Doctolib et de votre site.
  • Quelques photos réelles du cabinet (façade, accueil, salle d’attente), jamais de patients.
  • Des réponses aux avis existants, brèves et sans jamais confirmer la relation de soin.

Les compléments à la demande après consultation

La demande envoyée après le rendez-vous reste le levier principal. D’autres supports l’accompagnent utilement, à condition de ne pas les confondre avec elle : ils demandent au patient d’y penser par lui-même.

  • Le QR code fourni par Google, imprimé à l’accueil ou en salle d’attente.
  • Le lien d’avis dans la signature email du cabinet et sur votre site internet.
  • Une petite carte remise par le secrétariat, avec le QR code au verso.

Les erreurs qui font perdre des avis

La plupart des cabinets qui « ont essayé sans résultat » ont buté sur l’une de ces erreurs :

  • Demander trop tard : une semaine après le rendez-vous, le patient est passé à autre chose.
  • Envoyer le lien de la fiche au lieu du lien d’avis : le patient doit chercher le bouton lui-même, et beaucoup renoncent.
  • Envoyer toutes les demandes d’un coup, une fois par trimestre : Google peut écarter des avis qui arrivent en rafale, et une fiche qui reçoit dix avis en un jour puis plus rien pendant des mois paraît peu naturelle.
  • Oublier que le patient a besoin d’un compte Google : c’est le cas de la plupart, mais pas de tous. Un patient qui n’en a pas ne publiera pas, et ce n’est pas un refus.
  • Ne demander qu’aux patients dont on est sûr : en plus d’être contraire aux règles de Google, cela prive la fiche de la majorité silencieuse des patients satisfaits.

Adapter la méthode à votre métier

Le principe ne change pas, mais le bon moment varie selon la façon dont vous suivez vos patients :

  • Médecin généraliste : après une consultation qui a réglé un problème, plutôt qu’après un simple renouvellement.
  • Dentiste : après un soin qui soulage ou une étape de traitement réussie, pas au milieu d’un plan de soins lourd.
  • Kinésithérapeute : en fin de série de séances, quand le patient mesure le chemin parcouru.
  • Sage-femme : après un suivi ou une séance de préparation, avec un message particulièrement chaleureux.
  • Infirmier libéral : auprès de la famille ou de l’aidant, souvent plus connecté que le patient lui-même.
  • Orthophoniste : auprès des parents, à la fin d’un cycle de rééducation.
  • Podologue et ostéopathe : juste après la séance, quand le soulagement est le plus net.

Les règles à respecter absolument

Trois lignes rouges à ne jamais franchir :

  • Jamais de faux avis ni d’avis achetés : c’est une pratique commerciale trompeuse, sanctionnée pénalement, et Google supprime les fiches qui trichent.
  • Ne sollicitez que de vrais patients, après une vraie consultation, et respectez leur refus (désinscription).
  • Ne conditionnez jamais un avantage à un avis positif, et ne filtrez pas sélectivement qui peut publier : Google l’interdit.

Suivre le résultat sur votre fiche

Une demande envoyée n’est pas un avis publié : entre les deux, le patient doit ouvrir le message, se connecter à son compte Google et écrire. Le seul chiffre qui compte est donc celui de la fiche elle-même, sa note et son nombre d’avis, regardés à intervalle régulier.

Notez-les le jour où vous commencez, puis une fois par mois. BravoDocteur le fait pour vous : la fiche est relevée chaque matin, et le tableau de bord montre la courbe du nombre d’avis depuis le premier jour, à côté du nombre de patients à qui vous avez demandé.

La régularité bat l’intensité

Mieux vaut quelques avis chaque semaine qu’une rafale une fois par an : Google valorise la fraîcheur, et un flux régulier lisse naturellement les notes. C’est un argument décisif pour automatiser la demande plutôt que de compter sur les campagnes ponctuelles.

Avec une demande systématique après chaque consultation qui s’y prête, un cabinet construit en quelques mois une fiche qui travaille pour lui, chaque avis restant visible des années.

Cinq étoiles dorées : chaque avis reste visible des années

Questions fréquentes

Combien d’avis Google faut-il viser pour un cabinet ?

Il n’existe pas de chiffre magique : ce qui compte, c’est d’avoir nettement plus d’avis que la moyenne des cabinets comparables autour de vous, et surtout un flux régulier : Google valorise la fraîcheur autant que le volume. La demande systématique après consultation y pourvoit naturellement.

Quel est le meilleur moment pour demander un avis à un patient ?

Dans les heures qui suivent la consultation, quand l’expérience est encore fraîche : c’est là que le taux de réponse est le meilleur. Passé quelques jours, la demande devient une corvée pour le patient, d’où l’intérêt d’intégrer le geste à la fin de consultation.

Peut-on demander un avis à tous ses patients ?

Oui, à condition qu’il s’agisse de patients réels, après une vraie consultation, et que leur refus soit respecté définitivement (désinscription). Il est aussi d’usage de ne pas resolliciter un même patient trop souvent : BravoDocteur applique un garde-fou automatique de 90 jours.

Peut-on offrir une contrepartie en échange d’un avis ?

Non. Google interdit toute incitation (réduction, cadeau, tirage au sort), et le droit de la consommation sanctionne les avis obtenus contre avantage. La demande doit rester une simple invitation, adressée de la même façon à tous les patients.

Le secrétariat peut-il envoyer les demandes à ma place ?

Oui. L’important est que le message parte au nom du praticien ou du cabinet que le patient a consulté, avec le bon lien d’avis. Avec BravoDocteur, l’assistant ou la secrétaire envoie la demande depuis Doctolib Pro, au nom du praticien choisi.

Pourquoi un avis publié par un patient n’apparaît-il pas sur ma fiche ?

Google contrôle les avis par des systèmes automatiques avant et après leur publication. Un avis peut mettre quelques jours à apparaître, ou être écarté sans que ni le patient ni vous ne soyez prévenus, par exemple s’il arrive au milieu d’une série inhabituelle. C’est une raison de plus pour demander régulièrement plutôt qu’en une seule campagne.

Faut-il relancer un patient qui n’a pas répondu ?

Une fois, quelques jours plus tard, pas davantage. Beaucoup de patients ont simplement oublié le premier message. Au-delà d’une relance, la demande devient une pression, et tout patient qui se désinscrit doit ne plus jamais être sollicité.

Vaut-il mieux demander par email ou par SMS ?

Le SMS est lu plus vite et convient quand vous n’avez qu’un numéro de mobile ; l’email laisse plus de place à un message personnel et ne coûte presque rien. Le plus efficace est d’utiliser la coordonnée que le patient vous a réellement donnée, plutôt que de vouloir imposer un seul canal.

Répondre aux avis aide-t-il à en obtenir davantage ?

Indirectement, oui : une fiche où le praticien répond montre aux futurs patients qu’il lit ce qu’on lui écrit, ce qui les encourage à laisser un avis à leur tour. Répondez brièvement, sans jamais confirmer la relation de soin.

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